
J’ai eu l’occasion de tester pendant plusieurs jours la BRESSER Pirsch 20-60×80 Gen II, une longue-vue pensée pour les amoureux de la nature, les passionnés d’ornithologie ou encore les tireurs sportifs. Honnêtement, on ne va pas faire traîner le suspense… Elle a dépassé mes attentes sur plusieurs points.
Entre randos en forêt, longues séances d’observation à la lisière des champs et tentatives (plus ou moins réussies) de digiscopie, je te raconte tout ce que j’ai vécu avec ce mastodonte optique dans cet avis détaillé. Si tu veux lire les avis d’autres utilisateurs c’est par là.
C'est ce qui se fait de mieux dans cette gamme de prix ! L'utilisation est agréable, avec une mise au point précise, l'objectif de 60 mm est sublime et tous les amateurs de natures vont adorer cette longue vue !
Caractéristiques techniques
- Dimensions : 400x95x180 mm
- Poids : 1,87 kg
- Diamètre de l’objectif : 80 mm
- Grossissement : 20-60x
- Filetage de raccordement pour trépied
- Revêtement multicouche (Full Broadband + UR coating)
- Livrée avec un étui de protection
BRESSER Pirsch Gen II : solidité et ergonomie
Quand on déballe la BRESSER Pirsch Gen II, on sent tout de suite qu’on a affaire à du matériel sérieux. Le prix est élevé, donc on s’attend quoi qu’il en soit à du bon matériel. Elle est livrée dans une housse de transport prête à l’emploi, bien rembourrée, avec ouvertures zippées qui permettent de l’utiliser sans la sortir de son étui. Un bon point pour les sorties où il faut la protéger du sable ou de l’humidité.
Le corps de la lunette mélange métal, plastique et un gainage caoutchouté qui donne un bon grip même avec les mains moites ou gantées. Elle pèse un bon 1,87 kg avec accessoires, donc ce n’est clairement pas un modèle qu’on balade à bout de bras pendant des heures.
En revanche, une fois posée sur trépied, elle devient un vrai petit poste d’observation fixe. Si vous cherchez plutôt une longue vue pour la randonnée, il est préférable de se tourner vers une K&F Concept 12×50.
Le design de notre Bresser est sobre, un mélange de vert militaire et de noir, plutôt discret sur le terrain, ce qui est parfait pour l’observation de la faune.
Des performances optiques solides
La grande force de cette longue-vue, c’est bien sûr son objectif de 80 mm de diamètre. Autant dire que même quand la lumière baisse (en fin de journée, sous un ciel nuageux ou à l’orée d’un sous-bois), l’image reste très correcte. J’ai passé un bon moment à observer une famille de hérons au bord d’un étang à la tombée du jour, et franchement, le piqué et la luminosité étaient au rendez-vous.
Le zoom 20x à 60x permet de vraiment s’adapter à la situation. À 20x, le champ est large (38 m à 1000 m), parfait pour suivre un oiseau en vol ou balayer une scène. Et quand on pousse jusqu’à 60x, on peut littéralement « zoomer dans les détails », comme le plumage, les attitudes ou même lire un panneau à 300 m.
Même à fond de zoom, la netteté reste étonnamment propre, tant qu’on ajuste bien la mise au point. L’image ne devient pas laiteuse ou terne comme sur certaines longues-vues d’entrée de gamme. Ici, la coating UR (Ultimate Reflection) et le traitement multicouche intégral font un super boulot.
Une mise au point ultra-précise
C’est clairement le gros atout de cette longue-vue… La molette de mise au point démultipliée 10:1 est parfait ! C’est là qu’on voit toute la différence avec une longue vue Gosky 20-60×60 HD par exemple, bien moins chère. En gros, tu as deux vitesses intégrées en une seule molette. Une rotation rapide pour s’approcher du point de netteté, puis une rotation très fine pour le réglage ultra-précis. Franchement, c’est un régal.
J’ai pu observer un rougegorge très remuant dans une haie. En quelques secondes, je suis passé d’une image floue à une mise au point chirurgicale sur ses plumes. Cette précision est aussi un gros plus pour les amateurs de digiscopie, où le moindre flou ruine une photo.
Et en situation ? Confort, maniabilité et terrain
En pratique, la vision inclinée à 45° apporte un vrai confort. Un trépied est fourni, mais il est petit et trop léger à mon goût. Pour les observations à courte distance, c’est ok, pour du gros zoom, ça manque de stabilité.
J’ai donc monté la lunette sur un trépied de taille moyenne, ce qui permettait de l’utiliser aussi bien debout qu’assis sur un petit tabouret pliable. C’est très agréable pour observer sans se casser le cou et encore plus quand on passe une demi-heure à suivre un groupe d’oiseaux en plein nourrissage.
Les œilletons Twist-Up sont adaptés aussi bien aux porteurs de lunettes qu’à ceux qui observent à l’œil nu. Là encore, ça semble être un détail, mais sur une longue séance d’observation, ça évite pas mal d’inconfort.
Niveau résistance, rien à redire. J’ai eu droit à une bonne averse surprise, et la longue-vue est restée parfaitement fonctionnelle. L’intérieur ne s’est pas embué grâce au remplissage à l’azote, et tout le mécanisme a continué à tourner sans blocage. En gros, elle est prête pour affronter les quatre saisons.
Un bon outil pour la digiscopie
La BRESSER Pirsch Gen II est préparée pour la photo. Tu peux y fixer un smartphone grâce à l’adaptateur compatible fourni. Pour un Reflex, faudra s’équiper d’un autre adaptateur. J’ai tenté quelques clichés et même si ce n’était pas parfait (c’est un peu sensible aux vibrations), j’ai réussi à capturer des gros plans étonnants de mésanges en train de se chamailler sur une branche.
Pour vraiment en profiter, il faut un bon trépied stable, une télécommande pour déclencher sans bouger l’image, et un peu de patience. Mais c’est tout à fait faisable, même pour un amateur motivé.
Pour qui est cette longue-vue ?
Clairement, la BRESSER Pirsch 20-60×80 Gen II ne s’adresse pas au promeneur occasionnel qui veut juste jeter un œil rapide à un paysage. C’est une lunette conçue pour :
- Les ornithologues (débutants ou confirmés)
- Les photographes animaliers
- Les chasseurs ou tireurs sportifs
- Les naturalistes qui passent du temps à observer la faune à distance
- Et même les amateurs d’astronomie légère, pour regarder la lune ou observer les crêtes montagneuses
Bresser Dachstein Test : En bref
Avantages
- Le zoom 20x-60x très polyvalent
- Une luminosité excellente, même au crépuscule
- Le focusing 10:1 précis et agréable
- La robustesse de l’ensemble
- Vision inclinée + œilletons réglables = confort
- Prête pour la digiscopie
- Étanche, antibuée, résistante aux chocs
Inconvénients
- Le poids (1,87 kg) qui oblige à l’utiliser avec un trépied
- Pas d’adaptateur photo ni de trépied fournis
- Légèrement encombrante pour les longues marches en montagne
BRESSER Pirsch 20-60x80 Gen II Avis : Le verdict !
Après plusieurs jours d’utilisation sur le terrain, je peux dire que la BRESSER Pirsch 20-60×80 Gen II est un excellent choix pour ceux qui cherchent une longue-vue fiable, puissante et confortable. Elle ne triche pas sur ses promesses. C’est du solide, bien conçu, avec une vraie qualité optique.
Elle ne conviendra pas à tout le monde, à cause de sa taille et son poids notamment, mais si tu es passionné d’observation ou de photo animalière, c’est un investissement que tu ne regretteras pas.
On est ici sur un équipement professionnel, qui va répondre à de nombreux besoins. En tant que photographe amateur, et surtout amateur de nature, j’adore. C’est un peu cher au départ pour mon budget, mais je ne regrette pas du tout mon achat (oui je l’ai gardé…😊).